Pegging, j’ai pris mon Mari au gode-ceinture

MrSirban et moi aimons tantôt dominer tantôt être soumis. Nous sommes switches d’une certaine manière. Mon Homme va aimer que je l’humilie et le rabaisse pour mieux me vénérer. De mon côté, je vais aimer qu’il me maîtrise sexuellement parlant. Pour exprimer chaque facette de notre sexualité, nous coupons le mois en deux parties :

  • quinze jours où mon Chéri est mon Cocu soumis.  Je pratique essentiellement du CBT (Cock and Ball Torture) : griffures et roulette sur le sexe, pinces, élastiques, dents de Kali, cage de chasteté, humbler… Très rarement, j’y ajoute cuckolding ou humiliation avec travail anal, vénération des pieds…
  • quinze jours où je suis le jouet sexuel de mon Homme. Il pratique essentiellement du sexe très viril : fessées faisant rougir le cuir, gifles, étranglement, gorges profondes forcées jusqu’aux larmes… Par contre, je déteste la soumission de type BDSM, on l’a testé de différentes manières et je n’ai jamais su apprécier.

Il n’y a pas de moteur dans notre sexualité de couple, chacun apporte sa pierre à l’édifice et propose des fantasmes, des jeux coquins, des envies ! On fait tout pour s’écouter au mieux, on le fait ou on ne le fait pas, en tout cas on ne s’impose jamais rien.

Récemment, mon Chéri a créé sa Wishlist et quelle n’a pas été sa surprise de recevoir des présents. Il a fait une sélection de cadeaux orientés sur sa soumission et en peu de temps, il a reçu un kit de trois plugs anaux et deux godes-ceintures de diamètre différent. Un des godes-ceintures a été offert par un très gentil couple souhaitant rester anonyme, mais pour les deux autres présents, il n’a jamais su qui remercier. Vous noterez le thème des cadeaux : spécial “attaque de rondelle” !

Le week-end dernier, j’ai profité de ma quinzaine pour soumettre… profondément mon soumis. Je l’ai prévenu dans le courant de la semaine : nous jouerons autour de l’anal en utilisant plug et gode-ceinture. Nous avions déjà joué avec un gode-ceinture en 2012, mais nous n’étions pas allés jusqu’à la sodomie. On avait pratiqué des simulacres de pénétration, fellations et de l’humiliation.

Cette fois, l’idée est bel et bien le travail anal et plus particulièrement le pegging, c’est à dire la pénétration au gode-ceinture d’un Homme. J’aime bien scénariser a minima mes séances de Domination, j’ai trouvé l’excellent prétexte de demander à mon Chéri un droit de semence pour honorer les nouvelles bottines que je me suis offerte dans la semaine. S’il veut jouir, il devra y glisser des billets. Il sera plugué et sodomisé. S’il est désobéissant, il subira en plus le serflex et si par malheur son sperme venait à abîmer les bottines… je pense que la pendaison serait une douce sanction (je rigole, bien évidemment !). La séance a eu lieu dimanche, afin d’être reposés et d’avoir le temps de pratiquer et de se concentrer chacun de son côté.

Le samedi, MrSirban a la bonne idée de régler les harnais à ma taille. On ne sait pas lequel servira. C’est plus que nécessaire, car tous requièrent d’être adaptés à la morphologie. Ils sont taille unique et prévus pour des corps allant du 2XS au 3XL. On ajuste, on coupe les morceaux pendant et nous voilà prêts sans soucis de calibrage ! Je vous le conseille fortement. Le dimanche, nous sommes excités comme des puces à l’idée de tester cette nouvelle expérience sexuelle qu’est le pegging ! J’opte pour le gode-ceinture violet, c’est le plus petit. Il est fin et souple. J’ai mis une tenue très féminine pour contraster avec la Femme Phallique que je vais devenir. J’en ai besoin pour “rentrer dans le personnage” ! J’ai opté pour une lingerie avec porte-jarretelles, qui m’a été offerte sur la Wishlist (Espace Libido / Amazon) pour mon anniversaire par Raphaël. Je le remercie pour ce beau présent, c’est tellement sexy.

Nous démarrons la séance SM par une vénération des chaussures avec une pointe de moneyslavering (je vous explique de quoi il s’agit ici). J’exige de MrSirban qu’il embrasse mes pieds chaussés de douze phalliques centimètres et glisse la somme de 80 euros en billets. Mon pied en appui sur son dos, ses lèvres vénèrent les nouvelles bottines. Il ne rechigne pas et se montre très obéissant. Je le félicite. Il a la permission de payer son droit de semence, je lui demande de glisser 40 € dans chaque bottine. Le distributeur automatique lui a délivré un billet de 50 €, un de 10 € et un de 20 €. Il ne peut pas équilibrer les comptes, la punition tombe : mon Homme sera sodomisé non pas par un mais par les deux godes-ceintures. Tous les prétextes sont bons !

Je commence d’abord par préparer mon Aimé au pegging avec un petit doigt dans le cul, puis en utilisant le plug anal qu’il a reçu en cadeau. Je mets une bonne dose de lubrifiant au silicone et dilate tout en douceur son petit trou bien serré. Pour l’instant, tout se passe bien. Il se tortille un peu, mais le supporte bien. J’ai dû mettre une dizaine de minutes pour qu’il se sente à l’aise et prêt à passer à la vitesse supérieure. Je n’ai jamais pénétré mon Mari au gode-ceinture, je ne suis pas sûre d’y trouver du plaisir, mais l’idée est excitante. Je me fais Femme Phallique le temps d’un après-midi. Y penser est séduisant.

Je sens une sorte d’aspiration, le plug rentre quasiment tout seul. Je m’assure que tout se passe bien pour MrSirban. On communique beaucoup sur nos impressions et nos sensations respectives. Il se sent terriblement humilié, il a un peu mal, mais rien d’insupportable. La situation l’excite. De mon côté, c’est plutôt excitant également, même s’il m’arrive d’utiliser le plug de temps à autre lors des séances. La différence cette fois est que le but n’est pas le même et ça participe à la cérébralité. Je le prépare au pegging. Je fais tout pour que ça lui soit le moins désagréable, voire le plus agréable, possible.

Je demande à mon Homme de bien se baisser, car étant petite, ce n’est pas très pratique d’atteindre son petit trou en étant à genoux. Je ne peux pas tricher en montant sur la pointe des pieds ni en comptant sur les douze centimètres de talons aiguilles. Une fois la bonne position trouvée, je commence à insérer le gode-ceinture dans son anus en douceur. La première sensation est curieuse. Je me sens rentrer dans quelque chose, mais ce n’est pas physique pour autant. Je cogite à fond pour bien faire, j’essaie d’étudier les réactions de son corps, son souffle, ses bruits pour me guider dans les mouvements. Prendre son Mari en levrette n’a rien d’innée ! Rien que le mouvement de bassin pour la pénétration n’est pas naturelle en tant que femme. Je reste un petit moment sans trop bouger pour qu’il s’acclimate à la présence du gode.

Je ne suis pas stimulée au niveau de ma minette, ça permet de garder les idées claires. Je prends les billets se trouvant dans les bottines et caresse mon Homme avec dans un pur délire moneyslave. Les insultes fusent : “Et dire que tu m’as payée pour que je te sodomise cocu, t’es vraiment qu’une bonne lopette, un vrai trou du cul !”. Les mots durs font partie du jeu, nous sommes tous les deux consentants et excités par la situation. J’aime MrSirban plus que tout au monde et je pense d’ailleurs que pour atteindre ce niveau de complicité sexuelle et d’intimité, il faut un immense amour et respect mutuel. Je me sens en confiance, mon Aimé s’est détendu du sphincter ! Les va-et-viens sont plus rapides et incisifs.

On passe au second gode-ceinture offert par le couple souhaitant resté anonyme. Il est noir, plus rigide et plus épais. Allongé sur le dos, les cuisses ouvertes, mon soumis attend que je le pénètre. Je remets du lubrifiant, m’assure qu’il souhaite réellement continuer la séance de pegging. Personnellement, on est sur ses limites et je pense qu’il va prendre cher, mais il insiste pour poursuivre et tester le second jouet. Après tout, c’est son petit trou !

MrSirban est partagé entre plaisir et douleur, humiliation et nouvelle sensation. A un moment, il me demande de le prendre dans mes bras et de lui faire un gros câlin de tendresse comme pour le rassurer ou le réconforter. Il est tel un équilibriste évoluant entre un univers qu’il connaît et un qu’il découvre. Il vit sa première fois avec moi et le pegging reste très tabou. Il n’est pas bisexuel, mais cette zone intime le titille. Il est presque gêné. Je le réconforte et suis à son écoute, c’est une nouvelle expérience pour tous les deux.

Je baise mon Homme. Je me sens virile et puissante. Cela est difficile à expliquer. C’est un plaisir singulier, la cérébralité du pegging est particulière. Je ne me suis jusqu’à présent jamais sentie “Masculine”, j’ai plutôt tout de la petite poupée Sainte-Nitouche et cette impression est nouvelle. Si physiquement sodomiser mon Mari ne m’excite pas, une part de moi est excitée mentalement parlant. J’ai un peu pris la main le zizi avec le premier gode-ceinture et je me sens plus à mon aise avec le second. Les pénétrations sont tantôt douces, tantôt rapides. Je fais varier l’intensité, la profondeur, la rapidité. Je prends sa taille entre mes mains ou prends appui sur ses épaules. Je pénètre mon Mari comme j’aime être prise et si au départ, rien ne me semblait naturel, ça le devient presque. Je réfléchis moins aux mouvements de mon bassin. Le plaisir devient concret, palpable.

La douleur de MrSirban s’intensifie et même si je suis Domina Sadique, je l’Aime tellement que ça heurte mon petit coeur. Il est presque en transe à un moment. Je préfère arrêter toutes pénétrations anales, même s’il souhaite poursuivre. Je pense qu’on a vraiment atteint ses limites et je mets un terme à la séance de pegging. Tant pis s’il est un peu frustré. Je lui demande de se faire jouir tout en lui assénant quelques claques dans les testicules. Il aimerait que je le frappe plus fort, mais vu ce qu’il a enduré, je calme le jeu. La pénétration au gode-ceinture a dû durer une dizaine de minutes et la préparation avec le plug tout autant.

Nous avons terminé le pegging épuisés par toutes les émotions. Cette nouvelle expérience sexuelle n’est pas de tout repos pour le Mari comme pour la Femme, car cela demande un lâcher-prise pour l’Homme et une grande concentration pour la Partenaire. Nous sommes restés l’un à côté de l’autre, MrSirban avait besoin de réconfort et de s’assurer que mon image de Lui n’avait pas changé. J’ai tout fait pour le rassurer et qu’il se sente en confiance, serein, à l’aise, inchangé. Je l’Aime toujours autant, je l’Aime plus que tout et le pegging n’a pas impacté d’une quelconque manière que ce soit ce que j’éprouve pour Lui ou l’image que j’ai de Lui. C’est une nouvelle complicité que nous avons découvert mutuellement. Est-ce que nous réintégrerons le pegging dans nos jeux ? Très certainement, oui, mais je ne me verrai pas en faire une pratique courante pour autant, même si j’ai bien apprécié.


Nous avons chacun écrit notre ressenti sur nos blogs :

les impressions de mon Homme sur le pegging ici !


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

16 commentaires sur “Pegging, j’ai pris mon Mari au gode-ceinture”