[Nos pratiques] L’Anal

 
 
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  • L’anal en soi
 Où il y a du plaisir à prendre, il ne faut pas se soucier des topos judéo-chrétiens inculqués pour nombre d’entre nous dans notre éducation. Dès l’enfance, on nous apprend que c’est un petit chemin tabou et sale avec l’exemple évident de Sodome & Gomorrhe, cités de débauches absolues.
 
L’anal reste un fantasme pour beaucoup de personnes, hommes et femmes confondus. La femme se donne complètement et y trouve du plaisir, l’homme la possède entièrement et enserre son sexe dans un étroit étau. C’est une pratique qui nécessite une longue préparation, qui peut en rebuter certains. L’anus doit être préparé à recevoir, alors que sa nature l’amène à « éjecter ». Le receveur doit penser à bien se nettoyer, car c’est plus agréable pour le donneur. Ensuite, tout un travail de dilatation entre en jeu, si la sodomie n’est pas pratiquée régulièrement.
 
L’anus doit être bien dilaté par des pénétrations successives et de plus en plus profondes : d’abord la langue, ensuite un doigt, puis deux, voire un petit gode, avant de recevoir le sexe ou le gode-ceinture. Il faut surtout bien lubrifier, car l’anus ne lubrifie pas par lui-même. Les partenaires ne doivent pas hésiter à exprimer leur ressenti pour que cela se déroule le mieux possible. 
 
 
  •  L’anal pour Lui
La sodomie par gode-ceinture ou le port d’un plug n’atteint pas la virilité d’un homme à mes yeux et je ne trouve pas non plus cette pratique plus humiliante qu’une autre. La sodomie homosexuelle n’atteint pas non plus la virilité. Par contre, la sodomie entre hommes (homo ou bi) ne m’excite pas.
 
En quoi une pénétration anale devrait-elle être humiliante ? Le fait de pénétrer serait-il donc humiliant, car il y a un donneur plus “actif” et un receveur plus “passif” ?
 
Tant que ce sont des plaisirs entre adultes consentants et consentis, cela va de soi. La sodomie n’inclut pas l’homosexualité ou la bisexualité, tout comme elle n’inclut pas forcément -non plus- un rapport de domination/soumission. Tout dépend de l’état d’esprit dans lequel elle se pratique.
 
Pour l’homme, il me semble logique que cette partie du corps soit érogène et cela pour plusieurs raisons. L’anus est réputé très nervé tout d’abord. Ensuite, sur le chemin de la sodomie, il y a la prostate, qui participe activement au plaisir masculin.  
 
 
  • L’anal pour moi
La pratique de la sodomie ou le port d’un plug est pour moi quelque chose de très douloureux. J’ai malheureusement essayé à plusieurs reprises avec mon Homme et je ne parviens absolument pas à y trouver du plaisir. Je pense qu’il a tout fait comme il faut pourtant.
 
Tout est douleur : la pénétration en elle-même, la jouissance qui en résulte (malgré la douleur, l’excitation parvient à me faire jouir), les jours suivants cette pénétration. Cela me provoque des saignements sur deux ou trois jours, comme s’il y avait des déchirures ou micro-déchirures.
 
Cela ne me permet pas de satisfaire mon Homme pleinement et de me donner totalement, car je ne peux lui offrir cet orifice. Ce petit chemin est devenu une zone interdite. J’aimerai parfois lui faire ce plaisir, mais lorsque j’essaie de porter un plug, je ne parviens même plus à me le poser tant la douleur est omniprésente. Je crains maintenant m’être bloquée psychologiquement à cause des douleurs et saignements précédemment ressentis. Je n’y suis pourtant pas fermée par des valeurs, principes ou tabous, je suis réellement empêchée par la souffrance engendrée.
 
 
 
Titre : Cake & Sodomy, Marilyn Manson
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